10 ans de révolution
10 ans déjà, une décade, un dixième de siécle... 10 longues années d'une révolution qui n'en porte que le nom tellement elle est jonchée d'obstacles, tellement certains ont tout fait pour la faire avorter et tellement les forces vives manquent pour en faire quelque chose de concret.
Mais la révolution "bolivarienne", contrairement à ce que je dis souvent, ce n'est pas qu'un ridicule ramassis d'échecs ! Il y a des victoires qu'il faut reconnaître. Pour cela il faut vivre un moment sur place, il faut découvrir ce qu'était la vie de "avant Hugo Chávez". Alors qu'ont-ils fait ces révolutionnaires du dimanche ?
Ils ont recontruit un système de santé gratuit et accessible à tous. Certains médicaments impossibles à trouver sur le marché sont disponibles gratuitement, certains traitements inabordables même pour moi qui gagne bien ma vie sont disponibles. Y'a p'têt pas les quantité nécessaires pour toute la population, mais y'a un vrai effort de fait. J'ai fait plein de vaccins et j'en ai pas payé un seul. La mission Barrio Adentro est un succès populaire, les médecins cubains ont apporté beaucoup à un secteur dévasté par la cupidité des médecins qui avaient tranformé cela en un business sans se préocuper du bien être de leurs patients. Hypocrate ici ça voulait rien dire. Et là, les cubains ont donné l'exemple.
Ils ont construit un nouveau système d'universités gratuites contrairement aux universités dites "publiques" gangrainées par la corruption et la politique. Ces universités publiques sont tellement élitistes qu'en plus d'avoir de bonnes notes, il faut bien souvent acheter son inscription à des syndicats d'étudiants qui roulent en 4x4 rutilants... Alors bien sûr, la qualité des profs des universités bolivariennes laisse à désirer. Le contenu est politisé à outrance. Le niveau au ras des pâquerettes, voir plus bas. Mais franchement, on ne peut pas ne pas admirer un système qui laisse à tous l'opportunité d'étudier gratuitement ! Et mème si y'a que 2% des étudiants qui valent la peine, c'est déjà 2% que les universités dites "publiques" ont laissé filé alors qu'ils auraient sûrement été des étudiants d'exception dans un meilleur environnement. Ajoutez à cela les 10 ou 20% d'étudiants limites qui auraient fait de bons étudiants "réguliers" de ces dites universités et vous verrez un peu l'ampleur des dégâts du système scolaire venezuelien.
Le troisième âge est valorisé, enfin ! Imaginez-vous cela: les retraites sont enfin payées !! Ça faisait des années que c'était même devenu une blague ici... la retraite c'était comme la sécurité sociale: de l'argent qu'on vole au contribuable ! De plus, partout y'a des queues spéciales pour les vieux, les bus sont gratuits etc.. bien joué !
Les grands ouvrages ont repris. Bizarre quand même qu'il faille attendre l'arrivée de Chavez pour voir le premier train rouler dans un pays 2 fois comme la France non ?? Et puis c'est quand mème incroyable que le pays ait été coupé de la moitié de son territoire (la guyane, gran sabana, états Amacuro, Bolívar, Amazonas) par l'Orénoque et seulement reliée par un pont. Un seul petit pont. Ridicule ! L'achèvement du 2ème pont et la construction d'un 3ème a fortement désengorgé l'accès à Ciudad Guayana qui se faisait par barge... Ajoutons en plus la construction de 2 barrages (90% de l'électricité est hydroélectrique du coup), de 4 aéroports internationaux (fini les poules sur le tarmac), de nombreux gares routières et la rénovation de la majorité des autoroutes. Euh ils sont où les donneurs de leçon là ??
L'accès au logement est plus facile gràce à la politique "habitacional". C'est un genre d¡impôt qu'on paie tous et selon ce qu'on paie (1% du salaire) on a le droit à un crédit qui nous aide à financer l'achat de la maison principale de la famille. Ça nous a financé 45% de notre maison, pas négligeable. tout le monde y a droit et ça marche bien !
Le travailleur est mis en avant. Trop même je dirais... il n'en reste pas moins que le droit du travailleur est protégé, les avocats sont gratuits, l'inspection du travail sévit. Le décret interdisant les licenciement crée bien des problèmes, mais il permet aux travailleurs de voir à moyen terme, de faire des plans sur l'avenir. Avant le patron pouvait virer qui il voulait quand il voulait. un mot de travers, un ragot, un retard et vlan à la porte ! Y'avait la loi qui l'encadrait, mais avec quelques billets dans la poche du juge c'était facile de la contouner. Ça existe encore, mais c'est plus dur car les gens ont pris confiance en eux, ils ont compris que la relation de travail n'est pas une relation maître-esclave mais bien une relation patron-employé proche du maître d'oeuvre-prestataire de service. La loi de protection des conditions de travail fait énormément de bien aux travailleurs ! Fini les employés obligés d'acheter leur uniforme, de manger de la bouillie au goût de métal rouillé dans des assiettes en aluminium dans un resto sans fenêtres... fini les ouvriers chaudronnier qui travaillaient sans eau à leur portée, sans se protéger le visage.. fini les licenciement des accidentés du travail pour éviter les problèmes... et j'en passe !
Ils ont mis en route un système alternatif de supermarchés économiques. Les PDVAL et autres MERCAL sont bien sûr des nids à corruption mais ils ont le mérite de s'opposer aux grands patrons qui accaparaient certaines denrées pour provoquer des manques et ainsi augmenter les prix à leur retour dans les rayons. La qualité n'est peut-ètre pas au rendez-vous, mais une patate aux hormones dans l'assiette c'est mieux qu'une pierre.
Ils ont provoqué le retour des grandes industries et des services publics dans le giron de l'état. Et c'est tant mieux ! Les telecoms, l'électricité, le petrole, le gaz, le courrier, les mines, etc... tout était privatisé sous le prétexte que l'état voulait économiser. Drôle d'avoeu d'impuissance de la part des gouvernements précédents. Mais les nationalisations de ces services (pas un monopole non plus, juste la nationalisation des plus grands) a rendu bien des services aux petites gens. Et encore une fois, on ne peut que se féliciter que l'électricité ne soit plus coupée à des gens qui vivent dans des maisons en taule sous prétexte qu'ils la volent. Oui c'est pas bien de la voler, mais comment vivre sans elle ? Et puisque ces gens là vivent sur des terres ne leurs appartenant pas, comment se faire installer un compteur ?? Attention, avant ils ne la coupaient pas systématiquement, mais un propriétaire d'un terrain voulait récupérer ses terres: il demandait à couper l'électricité et c'était fait. Depuis peu, non.
Justement, la lutte contre les accumulateurs de richesses. Les usuriers de tous bords. Les gros profiteurs néphastes qui ne vivent que de terres volées aux indigènes et réparties entre gros pourris pros de la corruption... ceux là sont dans le collimateur du gouvernement et c'est tant mieux. Comment peut-on accepter que toutes les terres d'un état comme celui de Bolívar appartiennent à une dizaine de familles ?? Bien sûr ils sont tellement riches qu'ils se paient une pax romana pour le moment, mais ça ne durera pas très longtemps. Car le petit peuple envahit petit à petit. Les terres inoccupées et laissées en jachère sont possiblement envahissable et à terme, propriété des gens qui démontrent qu'ils la cultivent. Allelujah !
Bref, ce ne sont que quelques exemples de ce qui finalement n'est pas si mal dans cette révolution bolivarienne. Demain c'est jour férié pour fèter les 10 ans de la Révolution. Alors ce soir je ne tirerai pas à boulet rouge sur eux, je souligne leurs qualités. Tout cela leur revient, alors rendons à César ce qui appartient à César. Pour ces points-là, vive Chávez !
Et les autres points ? bah lisez le reste du blog. Pis on en reparlera ! Promis :o)
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14 Commentaires:
Salut Gaël,
Bravo pour cet article au ton juste. Je reconnais là ton honnêteté intellectuelle. Après tes coups de gueule (justifiés) contre les dérives de la révolution bolivarienne, tu es capable de reconnaître les points positifs de ce mouvement.
Il est vrai que tout n'est pas parfait, loin s'en faut, mais vouloir une meilleure répartition des richesses, se préoccuper du sort des plus pauvres est à mes yeux quelque chose de très important.
Bien évidemment, si on compare à ce que nous avons en France, le Venezuela nous paraît vivre un siècle en arrière, mais il ne faudrait pas oublier qu'il nous a fallu 200 ans pour en arriver où nous en sommes. Là-bas, la révolution n'a que 10 ans. Il faut du temps pour changer les mentalités. Donnons nous rendez-vous dans 10 ans, si Chavez est toujours là, pour faire un nouveau point. Et je suis convaincu qu'il y aura des surprises de taille.
Je vois les choses de loin pour l'instant, mais les contacts que nous avons avec mes beaux-parents montrent que pour les plus humbles, les choses ont bien changé, et dans le bon sens. Ma belle-soeur a pu entrer à l'Université Bolivarienne. Elle va bientôt terminer ses études d'enseignante. Je suis d'accord avec toi, le programme est très politisé et je le regrette. Mais sous les régimes de AD ou de COPEI, elle n'aurait jamais eu la possibilité de faire ces études.
Aussi, comme toi, je dis "Vive Chavez" pour les points positifs qu'a apporté cette révolution.
A bientôt
3/2/09 03:27
Il est vrai que certaines choses marchent dans ce grand desastre appellé "la revolucion" ou "el proceso"...déjà c'est très étonnant que ça marche...vu surtout le niveau de corruption et la quantité d'argent gaspillé tenant compte des entrées exceptionnelles qui a eu le Venezuela ces dernieres années!!...
J'espere bien que Chavez perde sa demande de reforme de la constitution, je regreterai enormment qu'ils puisse se postuler eternellement, car il faut etre claire qu'il a des enormes avantages (trop je dirai) pour etre re-elu à chque fois...
A Jean Claude, il n'est pas vrai que avec Ad et Copei on ne pouvait pas faire des études, ma famille est plutot modeste et j'ai fait des études d'ingenierie dans une université publique, je suis entrée avec un concours, sans payer, sans piston...il y a bcp des inventions à ce sujet!!
Saludos Gael
Mar
3/2/09 17:02
Sans esprit de polémique, je voudrais répondre à Mar, qui transforme un peu mes propos. Je n'ai jamais dit qu'on ne pouvait pas faire des études quand AD et COPEI se partageaient le pouvoir, j'ai simplement dit que ma belle-soeur n' a pas eu la possibilité de faire les études qu'elle fait en ce moment.
Quant à la peur chez certains Vénézuéliens d'une candidature indéfinie au poste de président, j'avoue ne pas bien la comprendre. En Europe par exemple, il n'y a pas de limite sur le nombre de candidatures d'un président. Ce n'est pas pour autant que nous vivons sous une dictature. Etre candidat ne veut pas dire être élu, il faudrait que ce soit clair dans l'esprit des gens. Sauf bourrage des urnes bien sûr, mais que je sache, le Venezuela n'est pas encore l'Afrique. Les observateurs étrangers présents lors des derniers scrutins ont pu s'en rendre compte.
Ceci étant dit, je suis content que tu ais pu faire ces études d'ingéniérie et encore plus de pouvoir t'inscrire sans payer qui que ce soit. Ce n'est malheureusement pas le cas de tout le monde. Et les pratiques dont parle Gaël existaient déjà avant l'arrivée de Chavez au pouvoir.
Encore une fois, je ne voudrais pas qu'on croit que je suis un partisan inconditionnel de Chavez. Mais je ne peux pas être d'accord avec ceux qui disent qu'avant c'était parfait et que maintenant tout est pourri.
Saludos
Jean Claude
5/2/09 10:00
Bonjour a toi!
et félicitations pour ta descendance!
J'ai ouï dire que des élections prochaines pouvait remettre en cause les progrés notables evoqués plus haut?
Faut-il croire qu'avec la crise , il n'y a plus d'espoir?
Même la-bas , même si loin?
stan lescure...
7/2/09 13:03
Bravo Gaël pour avoir parlé de la révolution bolivarienne du point de vue des Vénézuéliens de la base, comme il se doit, parce que la révolution, c'est pour eux qu'elle est faite, pas pour les nantis.
Y en a marre d'entendre ces intellectuels de salon, au Venezuela ou ailleurs, se plaindre de ce que le chavisme n'a pas amélioré leur salon!
8/2/09 17:31
Bonsoir,
Quelques petites précisions tout de même:
- Une partie des tunnels du chemin de fer entre Caracas et los Valles del Tuy étaient déjà construits lors que Chavez est arrivé au pouvoir
- La politique "habitacional" existait bien avant Chavez, c'est un héritage de la très décriée 4ème république
- Pour le retour des télécoms dans le giron de l'Etat, c'est bien, mais on voit que vous êtes nouveau au Venezuela. Connaissiez-vous la CANTV des années 90 ? La catastrophe, impossible d'obtenir un nouveau raccordement. Les appartements qui en avaient déjà un étaient vendus plus chers. Si votre ligne était en dérangement, c'était pour un mois minimum... Alors voyez-vous, dans ce contexte, la privatisation a bien amélioré la situation.
Quant à l'aveu d'impuissance des dirigeants précédents, le Venezuela est-il le seul pays à avoir privatiser les secteurs publics, en Allemagne ? en France ? Il me semble que cela s'est fait dans de nombreux pays.
Pour le reste, je suis assez d'accord, mais un bémol quand même: est-ce solide ? Ces missions, elles vont tenir le coup si les revenus du pétrole baissent ? Le Venezuela s'est-il affranchi du pétrole ? L'industrie locale a-t-elle pu se développer ? Ou le pays importe tout avec ses devises ?
Parce que le Venezuela dans les années 70, c'était aussi (déjà) un pays avec un bon système de santé, des universités pour tout le monde, un ascenseur social qui fonctionnait.
Le problème, ce n'est pas de faire en sorte que ça aille bien quand les prix du pétrole sont élevés, c'est surtout de profiter des périodes favorables pour construire du solide... Et ça, je n'ai pas l'impression que Chavez ait fait mieux que les autres.
Quant à la corruption, n'en parlons pas. Je me souviens encore de son discours après l'adoption de la Constitution de 1999: "Con la corrupción, seré intransigente". Et bien, presque dix ans après, on attend toujours...
à bientôt
19/2/09 15:09
Je suis "nouveau" au venezuela en effet. je ne veux pas entrer dans une guerre des mots, cet article n'a pour but que de mettre en valeur certains aspects positifs de cette revolution. A la lecture de mon blog, vous vous rendriez vite compte que je ne fais qu'évoquer cette revolution en surface ici.
Les tunnels étaient commencés c'est vrai, les projets entamés aussi... mais les sous avalés 10 fois par des entreprises complices de l'état qui profitait de ces grands ouvrages pour empocher de l'argent propre. Donc il fallait à chaque fois re-financer le projet. Et les sous re-disparaissaient...
La politique "habitacional" est antérieure à Chavez. Mais sa démocratisation grâce au "subsidio" c'est bien de lui. Et puis les montants des cotisations revus au rabais aussi.
Pour les telecoms, c'est un vieux débat qui n'a ni queue ni tête. Si vous souhaitez parler de CANTV privatisée, alors parlons du CDMA (technologie portble dépassée et toujours utilisée par la cantv "libre"), parlons de l'internet qui continue a péniblement arriver à 2 megas dans les grandes villes, parlons des zones non couvertes par les lignes fixes et l'impossibilité d'avoir une ligne téléphonique chez moi depuis mon arrivée...
On peut continuer longtemps.
Le mot de la fin: de toutes façons... Y'en a pas un pour rattrapper l'autre !
20/2/09 15:44
je voudrai savoir,le modo du blog,si tu parlais espagnol,et si tu avais visité le vénezuela?en lisant ton article,je dirai ni l'un ni l'autre.
Bien à toi.
25/2/09 15:43
Le problème Gael,c'est que tu as une vision clairement ethnocentrique de la situation.C'est sur que si tu compares tout à la France,forcément,tout est pourris.
Calme le jeux.Si tu es la bas,c'est bien pour quelque chose.D'apres ce que j'ai lu ,tu le considères comme ton pays,et dans un sens,ta critique prouve que tu l'aimes et que tu veux faire avancer les choses.
Saludos
25/2/09 16:43
J'ai une vision clairement ethnocentrique, ai-je dis le contraire ? Oui, totalement. J'ai mon avis bien personnel et je ne prétends pas faire d'analyse socio-politico-culturelle profonde. Je n'en ai d'une part par les moyens "intellectuels", pas la prétention ni même l'envie. Je pense que vous n'avez pas compris ma petite phrase d'introduction... Je me cite: "Le Venezuela, pays de la Révolution Socialiste et de tous les contrastes. Ce blog c'est le récit de mon quotidien dans ce pays: je parle de tout, ce qui me fascine ici, mais aussi ce qui m'effraie. Je tente quelques analyses perso alors n'hésitez pas à me faire des commentaires !" Analyses perso...
Dernier point: je suis parfaitement heureux dans ce pays qui me semble extraordinaire. Je ne compare pas avec la France. Je compare avec ma culture. Je SUIS éthnocentrique dans mes propos. mais ce n'est pas un problème :) J'assume le fait d'être un français à l'étranger avec toutes ses différences, ses richesses et ses défauts.
C'est ça aussi que j'ai découvert ici. On peut ne pas être parfait et être heureux.
Je vous laisse la perfection, moi je choisis le bonheur :)
26/2/09 11:00
désolé je t'avais demandé d'éffacer le premier mais c'est pas grave.
Moi j'ai analysé une chose dans ma vie,j'ai été élevé a l'école de la république meme si pas née en France.Et j'ai remarqué qu'on avait un complexe de supériorité culturel qui empêche de comprendre le 'stade' de développement social d'un pays étranger(je pense que pour toi tu es passé outre....en plus elles sont canons les Vénézueliennes...hahaha,on apprend plus vite l' 'ouverture' d'esprit hahaha
Je connais par exemple la situation de l'Espagne après Franco..Beaucoup d'alcool....énormément de corruption,(ça continue d'ailleurs), une désorganisation TOTAL,ça continue encore d'ailleurs,mais bon c'est surmontable.^^
ET d'un coté dis toi que le 'chaos' c'est pas si mal que ça....C'est tout son charme d'ailleurs,et dis toi que si la France est si ennuyeuse c'est bien pour ça,car trop ordonnée.Trop carré,trop tout quoi.
Et je sais bien que tu ne reviendra jamais en France pour revivre sauf cas de force majeur ,crois moi.
ps:vous etes beaucoup de français?j'ai vue quelques drapeaux français dans la foule.
Saludos.
28/2/09 18:28
Ton analyse et ta descritpion sont intéressants, j'ai eu peu de fois l'occasion de lire les commentaires de francais installés au Venezuela.Moi même je n'y ai jamais mis les pieds mais je suis fasciné par ce pays et sa (géo)politique. Si il y a d'autres personnes intéressées par l'actualité de Venezuela et qui en ont marre de lire toujours les mêmes caricatures dans la presse francaise je vous invite à devenir membre du blog suivant : http://luisbrittogarcia-fr.blogspot.com/
Bonne continuation a tous
23/6/09 11:41
Bonjour à tous,
J'ai vécu 3 ans au Venezuela ... en contrat local, donc aucun bénéfice français.
Je suis d'accord sur 2 points : les progrès sur l'accessibilté en santé et en scolarité.
Cependant, au niveau des infrastructures, c'est pauvre, trèes pauvre. Et si on pense au pont qui relie Caracas à l'aéroport, fallait bien le faire puisque tout avait été délaissé malgré les menaces d'écroulement du pont depuis plus de 10 ans. Le venezuela pourrait être le pays le plus riche de l'amérique du sud (ils ont bcq d'autres richesses que le pétrole) mais on dirait un des pays les plus pauvres! Et là désolé, mais le niveau de corruption est énorme, pas mmoins qu'avant. L'argent a juste changé de mains. Autre chose qui m'étonne et dont on ne pale pas ici, c'est le niveau de violence! En 3 ans, j'en ai vu de toutes et suis allé dans les vrais barrios étant donné que ma petite amie habitaient dans les barrios comme la plupart des gens.
Je trouve vos commentaires très positifs, peut être n'avez vous pas vécu assez longtemps. J'étais optimiste au départ, mais je doute qu'il y est des progrès car la corruption fait partie de leur mentalité, de leur mode de vie. Depuis que Chavez veut tout controler, il y a de gros problèmes "d'abastecimiento" de produit élementaires qu'il n'y avait pas avant, un contrôle injuste des devises (je trouve ca anormal et ridicule qu'on ne dispose que de 400 dollar par an si l'on voyage. C'ets bien de tout nationaliser, après il faut assumer ... la maintenance, le paiment des salariés (je vois à distance qu'il commence à avoir des problèmes même chez PDVSA), la qualité ... On en reparlera dans 10 ans. Mais pour le moment, après quand même 10 ans au pouvoir, il y a de gros problème de violence totalement ignorée, de corruption, d'offre et de disponibilté de produits, de liberté. Et pire, je trouve que c'est une population de plus en plus divisée en 2 prête a se battre en eux; et sur ce coup, le président est le grand coupable ses discours sont assez populaires mais violents et ignore l'autre partie de la population.
Je souhaite que ce pays se lève, mais un pays qui n'est pas uni, cela me semble difficile; et malgré quelques points positifs cités au début, il y a des problèmes grandissants qui un jour ou un autre exploserons.
17/7/09 17:44
je trouve le commentaire de laurent tout a fait juste et pertinant !! mon epouse est venezuelienne nous vivons en france et allons souvent dans sont pays !! et le sentiemment de population divisé est de plus en plus visible dans les conversations !!
7/9/09 17:02
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