Le Venezuela, pays de la Révolution Socialiste et de tous les contrastes. Ce blog c'est le récit de mon quotidien dans ce pays: je parle de tout, ce qui me fascine ici, mais aussi ce qui m'effraie. Je tente quelques analyses perso alors n'hésitez pas à me faire des commentaires !

26 juin 2007

Un peu de futilité...

C'est vrai que j'avais pas montré ma voiture sur le blog. Je l'aime bien, même si au bout du compte elle a coûté beaucoup trop cher pour ce que c'est ! Mais ici les voitures sont une denrée rare, il faut attendre entre 3 et 9 mois pour l'obtenir et par conséquent les prix augmentent plus vite que la technologie. On aurait dû la payer 42 millions en décembre... on l'a eue en mars et elle en a coûté 50 !! (20.000 euros quand même).





Pour les amateurs: moteur 1.8L - 105CV - vitesse max 208km/h - conso ?/100km (et on s'en fout ici, l'essence est presque gratuite= 1.5€ le plein !!) - clim - airbags - ABS etc..

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21 juin 2007

Copa América's triste


Comme certains le savent déjà, c'est la Copa América de football qui débute dans quelques jours ici.

Le Vénézuela c'est le tiers-monde du "futbol" en Amérique du Sud, l'équipe qui traditionnellement termine dernière des qualifs, celle à qui on met 5-0 avec une équipe de remplaçants... bref, une équipe de branques cul-de-jatte comparable aux îles Feroe ou au Lichtenstein en Europe.

Petit bémol cependant: le futbol devient populaire ! L'équipe nationale qu'on appelle la Vinotinto en référence à son maillot couleur vin rouge (grenat comme les messins) devient une équipe à respecter. Certains joueurs ont mème intégré des équipes européennes (en France y'a un gars en national hahaha! mais plus sérieusement le jeune Arango est une belle pointure dans la Liga Espagnole) et les résultats ont commencé à se voir: victoires dans les tournois de jeunes, une bonne victoire face à la Suède il y a peu et même une équipe qui a joué les 1/2 finales de la Copa Libertadores (l'équivalent de notre Ligue des Champions). Bref, encore rien de bien violent, mais ça bouge ! Il paraît cependant que leur gros défaut est la prise de grosse tète au moindre résultat positif et l'éclatage total au moindre évènement accompagné de pression... nous verrons bien cela !

Oui parce que la Copa America, c'est loin d'être gagné... d'un point de vue de l'organisation en tout cas. Souvent je pense à Jorge qui est dans le comité d'organisation, le pauvre doit se faire un ulcère !

D'abord, parlons de ce qui me concerne très directement: le logement. A chaque match, on attend près de 80.000 visiteurs: 45.000 spectateurs + presse + équipes techniques + profesisonnels du tourisme + curieux + aventuriers, etc... ce qui n'est rien pour la France mais représente un raz de marée pour le Venezuela. J'explique: l'Estado Bolívar (l'état bolívar, où je vis, une superficie d'environ la moitié de la France) a une capacité totale de 8.500 lits touristiques. Le stade est de 45.000 personnes je crois... je vous laisse faire le calcul !

Alors multiples réunions avec le Gouvernement, le Ministère du Tourisme, la Chambre de Commerce, le Gouverneur de l'État, avec Higiène, Santé Public, Office de Tourisme de l'État, et avec la population pour trouver des solutions : "réquisition" des hotels, installation de paquebots de 3.000 couchages à quai dans Puerto Ordaz, achat d'Algeco (cabanes de chantier), montage de tentes avec climatisation, réquisition de chambres libres chez l'habitant, réquisition des maisons "sociales" (HLM) qui allaient être livrées aux démunis... tout ça pour arriver à presque 15.000 lits tourtistiques ! Calculez encore...

Alors votre serviteur pose la question suivante au Directeur du Tourisme de l'État:
"et on fait quoi des 30 mille autres personnes ?? Je sais qu'il y aura des gens d'ici mais on fait quoi avec les autres ??? Et puis autre question: qu'est-ce qui empêche les arnaqueurs de se poster aux gares routières et aéroports pour proposer soit-disant une chambre chez l'habitant et en fait voler le touriste ??"
Après une seconde de réflexion il me lança le desormais célèbre:
"C'est excellente question à laquelle nous devons réflechir... j'en profite pour vous rappeler que c'est ce genre de questions dont nous avons besoin ! Partagez votre savoir avec nous, car c'est seulement comme cela que nous progresserons et que la Copa América sera la grande fète que tout le pays souhaite. parlez. n'ayez pas de crainte ! Nous sommes là, ici, maintenant pour VOUS écouter !!"
A quoi je répondis:
"Magnifique, alors pour le cas que je viens d'évoquer ??"
Et là, ohhh grande solution:
"Nous avons un système de badge officiel de la Copa América. chaque collaborateur en aura un et les touristes devront se diriger vers les porteurs de ce badge. Les autres s'ils ne veulent pas négocier avec les porteurs de ce badge, alors ça n'est plus notre problème !"

Admettons que des 30.000 personnes qui n'ont pas de logement il y en ait la moitié qui vive dans le coin... ce sont près de 15.000 personnes dont ce ne sera "plus notre problème"... bravo!

Un autre courageux ose poser une autre question:
"Nous avons régulièrement des coupures d'électricité, d'eau et les éboueurs passent une fois par semaine lorsqu'ils passent... nous avons beoin de votre aide pour améliorer tout ça !"
Le Directeur du Tourisme fronce le sourcil et se met en colère:
"NON! On est pas là pour ressasser les trucs qui vont pas. C'est pas nouveau que l'eau, l'électricité et les ordures ne marchent pas. C'est trop facile d'en parler maintenant... Il y a eu un décret présidentiel à ce sujet: chacun est responsable de l'approvisionnement en eau, electricité et de l'higiène de son local durant la Copa América. Vous auriez dû prendre des mesures plus tôt au lieu d'attendre la Copa..."

...... allo Houston ???... allo Houston nous avons un problème.... (dixit Mr le pilote d'Atlantis avant de se crasher)


mais tout ceci se passait en Mai dernier...

Et depuis plus rien. Silence radio d'un coup d'un seul. On nous a promis de nous communiquer les tarifs des chambres et rien... on nous a promis de nous innonder de cadeaux pour les touristes, de badges, de maillots, de ballons, etc... et rien !

Notre hôtel est désespérament vide. Tous les hôtels le sont d'ailleurs. Les agences nous avaient bloqué tout l'hotel et se sont retirées au dernier moment. Plus grave encore: on ne trouve pas d'entrées... il y a eu une tentative de vente publique qui s'est fini en baston générale. Donc ils ont vendu que 7.000 places... Les ventes par internet ont jamais fonctionné...

Explication:
SAS Chavez 1er pense que les étudiants golpistes vont tenter un coup contre la Copa América. Faire des "guarimbas" (barricader les routes et faire une guérilla urbaine) ou pire encore dérouler une banderole demandant l'intervention de l'ONU, des USA, de l'OTAN ou des MEN IN BLACK. Alors il a envoyé une directive à tous les états à sa botte: gardez les entrées pour vous !

Résultat:
C'est comme ça que toutes les agences étrangères ont annulé.
Que les Mexicains iront se loger à Aruba (une île des caraïbes) alors qu'ici on sera vide !!
Que personne n'a d'entrée vu que seuls les vénézuéliens en faveur du "processus" iront
Que la Copa America on la voit pour le moment QUE à la TV, on a même pas un drapeau...

De source interne au Gouvernement, je sais que l'État de Bolívar a acheté 60% des entrées et en fera la distribution comme bon leur semble (aux seuls chavistes qui iront probablement vêtus de leur joli t-shirt rouge coco). Ironiquement, le roi Chávez avait pourtant fait une loi "anti-acaparamiento" (anti-accaparement) qui visiblement ne concerne pas le Gouvernement lui mème...

Ajoutons en vrac que ma belle-soeur organise un marché d'artisanat indigène pour le match du 27 juin sans savoir où le mettre. Pourtant elle bosse à la direction de la culture de l'état de Bolívar !

J'ignore comment cela va se passer, mais ça prend tout droit le chemin du désastre.

Pas de places à la vente libre, filtrage de qui entre dans les stades selon l'appartenance politique,
organisation opaque, manque de communication, entrée apparues à la vente seulement 95 jours avant le début de la Copa América, pas de lit pour tout le monde, pas de viande, peu d'huile, de sucre (etc) dans les supermarchés... bref, ça sent le fiasco !!

De là à dire que c'est une stratégie pour que les stades soient entièrement vouée à la Vinotinto qui doit gagner sa Copa à tout prix car l'occaz' ou jamais... je n'irai pas jusque là pour le moment. J'attends de voir le déroulement de la Copa.

Par contre une chose est sûre, on va en entendre parler de la Copa ! Si ce n'est pas pour les prouesses sur le terrain, ça risque de l'être pour la politique ou l'accueil des journalistes !!

C'est marrant, ça donne un petit air cubain à cette coupe... Vive la Copa America's triste ! ;o)

A+ pour d'autres nouvelles...

(la traduction de l'hymne avance...)

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16 juin 2007

C'est quand qu'on fait quoi ?


Ma mère ce week-end m'a dit que le ton de mon blog était devenu plus acide et moins enthousiaste. C'est sûrement vrai, en même temps si vous relisez l'en-tête du blog vous verrez que depuis le premier jour du blog j'envisageais d'y mettre mes peurs et mes inquiétudes ! Alors je vais remettre une couche d'inquiétude avant de repartir sur des choses un peu plus rigolotes !

Juste un petit billet pour évoquer une petite tracasserie quotidienne ces derniers temps.

Lorsqu'on se rappelle des cours d'histoire, d'éducation civique, d'économie, de droit contitutionnel et puis le bon sens aussi .... et qu'on prend du recul sur ce qu'il se passe ici, on ne peut s'empêcher de s'inquiéter.

J'ai souvent pensé tout bas que les français, les anglais et les autres ont été de vrais poltrons face à la montée du nazisme. Ils voulaient protéger leur paix, leur quotidien bien tranquille de la sortie des années 30 et j'ai donc souvent pensé que moi j'aurai sûrement agi différemment.

Facile quand on connait la fin du film...

Et puis me voilà précipité dans une situation comparable. Attention, je ne dis pas que Chávez est un 2nd Hitler. Je ne le crois pas raciste pour un sou (même si c'est parfois un thème repris par ses sbyrrhes). Je parle juste de l'habile montée du totalitarisme, du culte de la personalité et de la progressive privation des libertés.

Le peu de gens qui se révoltent dans les rues ont des discours creux et qui ne tiennent pas la route face à la propagande chaviste. Comme le disais Gandhi, le plus grave ce n'est pas tant ce que font les gens mauvais mais plutôt le silence des gens bons. Mais les gens bons et qui ont quelque chose à dire n'osent pas le faire par peur de perdre trop, de ne pas être suivi par d'autres personnes qui n'osent pas parler non plus...

Dans mon cas, j'ai une voiture, une maison bientôt... et je sais que si je m'élève contre ce qu'il se passe, je perdrai tout très vite, d'une manière ou d'une autre. Et ça me met mal à l'aise de ne pouvoir rien faire. Les gens qui me connaissent savent bien de quoi je veux parler.

On pourrait dire que ce n'est pas mon combat car je suis français. Oui, mais c'est le pays que j'ai choisi et je me sens une certaine responsabilité vis-à-vis de mes amis, mes collègues, ma belle-famille, ma femme et l'avenir des enfants que je n'ai pas encore.

Et puis il y a des jours où je me dis qu'il ne se passe rien. Que c'est le prisme de ma vision qui fait que je dramatise, que dans cette révolution tout n'est pas mauvais, qu'on est quand même loin d'être dans l'Allemagne de la montée du nazisme. J'ai moi-même des dizaines de contre-exemples pour me prouver que tout se passera bien. Mais dès que je prends du recul, je n'arrive pas à envisager une autre issue que celle des livres d'histoire.

Alors c'est quand qu'on fait quoi ??? A quel moment le fait de savoir nous oblige à faire quelque chose ? À partir de quel moment cesse-t-on d'être victime et passe-t-on complice ?

(Prochain post: l'hymne national du Venezuela et la chanson "Yo me quedo en Venezuela")

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Caracas (et le reste)


Je suis allé à Caracas la semaine dernière pour "faire des papiers". Je persiste et signe pour tous ceux qui me connaissent: je déteste cette ville !

Le bruit: incessant... les alarmes qui sonnent 24/24H, les ambulances qui déchirrent le brouhaha des voitures aux pots d'échappement imaginaires, les "bing, pang, boum, briiiiiiii" qui rappellent le tic-tac d'une horloge, les gens qui hurlent et qui claquent les portes et les grilles ! Les rats des villes diront sûrement que c'est une ville qui est viviante, constamment en mouvement. C'est vrai.

Les transports: Caracas est située dans une vallée étroite. Il existe un métro (français) qui parcourt la ville d'Est en Ouest et qui dessert d'autres quartiers en peu plus en hauteur depuis peu. La grande majorité des transports sont hélas encore par la route: bus, bussettes, van, voitures, moto, ORNI (objets roulants non identifiés)... Comparé au reste du pays, un taxi coûte les yeux de la tête ! Le moindre mouvement vous coûtera 10.000 bolivars (+/- 3 euros) alors que chez moi je vais de Ciudad Bolívar à Puerto Ordaz pour le même prix ! Aller à mon boulot me coûtait 4/5.000 bolivars. Les bussettes roulent avec le capot ouvert, musique à fond et souvent blindés de monde. J'adore les prendre chez moi, mais à Caracas il faut aggriper son sac, éteindre le portable, regarder le voisin et s'accrocher dur ! Les gens y sont relativement sympathiques comparés au caraqueño moyen. Le transport est donc un chaos complet, mais une fois qu'on en connait les règles, il devient presque plus efficace que le transport public français. Par exemple: pour arrêter un bus pour y monter, il suffit de tendre la main comme le font les acteurs dans les films hollywoodiens lorsqu'ils appellent un taxi. Pour en descendre, selon les endroits du pays, il suffit soit de crier "parada" (arrêt), de frapper 2 fois dans ses mains, de siffler ou simplement de croiser le regard du chauffeur ! Et le plus incroyable de tout ça est que malgré la musique à fond (du vallenato le plus souvent - j'en mettrai sur la médiathèque promis) il entend mème le claquement de main d'un gamin de 8 ans !

La saleté: c'est une chose qui me gêne beaucoup. Les villes au Venezuela ont déjà l'habitude d'être crades, mais là c'est le pompon ! Les barrios (bidon-villes venezuéliens) amoncèlent les ordures par la fenètre, la pluie les charie vers le centre de la vallée, bouchant ainsi égoûts et caniveaux... Les bâtiments sont délabrés, souvent mème pas peints, le gris domine entre les énormes pubs de Nescafé et Polar. L'odeur y est infecte. Je sais pas comment comment ils font pour supporter cela. En plus de l'odeur et de la chaleur occasionnés par les gaz d'échappement, les ordures qui se décomposent à l'air libre, les odeurs de fritures rances (même la pas-rance), l'urine sous tous les ponts et à chaque pan de mur, ajoutez parfois un animal mort (on y voit hélas beaucoup de chiens sur le bord de la route) et vous aurez un fumet assez incroyable. Bien sûr, les cafards et les rats grouillent dans la ville. Caracas me donne l'impression d'une immense poubelle...

Le caraqueño: c'est comme cela que s'appelle l'habitant de Caracas. Comme tout habitant d'une grande capitale mondiale (selon les sources on dit que Caracas fait entre 6 et 10 millions d'habitants), il a tendeance à croire que tout tourne autour de sa ville. Il adore sa ville et sait que pour l'aimer il faut y naître. Il est en général plus éduqué et cultivé que l'habitant moyen du reste du pays. Avec le bandeau Caracas-Maracay-Valencia vers l'ouest et des villes comme Mérida, Maracaibo et Puerto Ordaz, nous avons toute la haute société vénézuelienne au grand complet. Les reste du pays (soit au moins 90% du territoire) est relativement rural d'ailleurs. mais comme tout habitant de la capitale, il a la fâcheuse tendeance à croire qu'en dehors de sa ville y'a que des cul-terreux. Pour lui, au Venezuela il y a Caracas et le reste c'est "monte y culebras" (= herbe et serpents qu'on pourrait interprêter par "de la brousse et des serpents"). Il pense que tout se passe à Caracas et que par conséquent l'habitant de l'intérieur du pays est le chaînon manquant entre l'indien en guayuco (le slip de tarzan) et leur propre personne. J'imagine que la colère des gens de chez moi est pareille à celle des grenoblois quand ils entendent les parisiens dire qu'ils aiment leur "campagne" et se lamentent de ne pas trouver de zone WiFi sur les pistes de ski !! En plus de cela, le caraqueño est stressé. C'est vrai qu'il travail plus et mieux (j'ai pu le vérifier haha !) que le vénézuélien de l'intérieur et que la ville n'aide pas vraiment. Ça le rend presque antipathique aux yeux de ceux qui ne savent pas décoder leurs attitudes. Mais l'effet le plus classique est au niveau du moral (proche de zéro) qui trimbale comme un boulet. C'est bizarre de vivre dans la multitude et d'être relativement seul...

Les manifs: Quand nous sommes partis pour Caracas, nous avions la quasi-certitude de trouver un petit chaos dû aux manifs étudiantes qui sont relativement mal couvertes: la TV pro-chávez dit qu'il ne se passe rien, la TV anti-chávez dit que c'est une petite révolution et montre des manifs soit disant monumentales (faut relativiser la taille du pays et le nombre d'étudiants...). Et puis rien ! Nous sommes arrivés sans embouteillages, on a pas vu un étudiant dans la rue. pas un chaviste, pas un opposant. On a essayé de faire nos papiers sans trop d'encombres (à ce niveau là bien sûr) et la circulation était fluide. Le soir au coucher du soleil, on a vu nos premiers revolutionnaires en herbe (au moins une demi douzaine de boyscouts) rentrer chez eux. Ils devaient avoir faim.

D'ailleurs à ce sujet, je vais rassurer tout le monde. Il ne se passe plus rien, comme d'habitude... Je risque de me mettre quelques vénézuéliens à dos, mais je dirais que le vénézuélien de manière générale n'est absolument pas révolutionnaire: il est rebelle. Mais ça va pas beaucoup plus loin hélas... Nous verrons bien si la "révolution" prônée par Chávez en est une vraie. Seul le temps le dira.

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02 juin 2007

La situation au 02/06/07

Plutôt que de faire un long discours incomplet sur ce qu'il est en train de se passer je partage avec vous ce superbe article sur la situation au Venezuela.

Ce n'est pas que je n'ai pas le droit d'en parler, on en est encore loin ! mais je ne veux pas paraphraser ce qui a été fait avec talent par Pierre R (cousin canadien):

ARTICLE DE PIERRE R.

Bonne lecture !

Sachez juste que la situation reste campée sur Caracas, Maracay, Valencia, Mérida, Maracaibo... les villes les plus peuplées et dévolues à la cause de l'opposition. Oui bon, aussi les villes universitaires du pays héhé !

Comme je le dis désormais toujours, ici il ne se passe rien. On a trouvé une combine pour avoir des oeufs, du poulet et de la viande. Le sucre, la farine de maïs sont réapparus il y a 2 jours. Toujours pas d'huile, mais on fait sans ! Ce soir on va au Bingo, demain nous irons nous promener au Barrage de Gurí (sur la photo) et on finira le déménagement de ma belle-soeur. Donc vous voyez, on est assez tranquilles ici ! Et après on se demande pourquoi je veux pas aller à Caracas ??? Hihi, pas folle la guêpe !!

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