Le Venezuela, pays de la Révolution Socialiste et de tous les contrastes. Ce blog c'est le récit de mon quotidien dans ce pays: je parle de tout, ce qui me fascine ici, mais aussi ce qui m'effraie. Je tente quelques analyses perso alors n'hésitez pas à me faire des commentaires !

30 novembre 2006

Le Mariage: le voyage, partie 4b






A cause d'un petit problème technique que je ne saurais résoudre, je dois mettre les photos ici

voili :o)

Alors dans l'ordre:
- la plage
- le retour en barque
- un joli cocotier
- re-la plage
- une petite vague qui fait super cliché ;o)

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Le Mariage: le voyage, partie 4

Bon ok, j'ai pas respecté la règle... Mais j'ai eu plein de boulot donc pas beaucoup de temps de libre pour écrire. C'est pas tellement le fait d'écrire qui prend du temps, mais plutôt d'organiser ses idées et de les "coucher sur l'écran" !

Et puis de toutes façons, ici c'est moi qui fait les lois, un point c'est tout !

La partie 4 du récit du voyage saute directement au séjour qu'on a passé à la plage. Pas parce qu'il ne s'est rien passé entre ces deux moments (je me suis quand même marié entre les 2) mais plutôt parce que je suis en panne de photos. Ce saligaud de "meilleur photographe de la ville" nous a fait un désastre... les photos sont nulles ! Le seul truc chic de ses photos c'est le prix (700€) ! Les boules... Alors vaut mieux parler des Caraïbes !

Mon premier objectif de cette partie du voyage était de faire découvrir la mer des Caraïbes à ma famille. Pas nécessairement les meilleures plages d'ici, mais au moins des plages décentes pour ramener quelques photos pour faire baver d'envie les amis et tous ceux qui sont restés en France.

Et puis en fin de compte, on a fini par aller sur les plages d'Higuerote. Pour comparer avec ce qu'on connait en France, c'est comme aller à la Baule pour les parisiens... ce fut un jour joli, mais ça a bien perdu de son éclat au long des années.

L'avantage que présentait ce site était la maison: une grosse baraque pour 12 avec une piscine, un barbecue et une tranquilité remarquable ! Le splages n'étaient pas non plus trop loin, donc l'affaire était plutôt bonne (en effet, elle le fut !).

Les premiers jours, nous passions entre les gouttes et allions chercher des plages sympas. Résultat: bof... Pas géniales les plages. Je dirais même qu'elle étaient un peu limite comme on me l'avait dit. La faute a la période de pluies dans laquelle nous sommes: les villages sont peu ou pas équipés d'égouts, donc l'eau court dans les rues, puis forme des torrents qui charrient les ordures omniprésentes dans les rues, se jette dans les fleuves de terre jaune et arrievnt enfin dans la mer. Total, mer sombre et ordure sur la plage. Ajoutez à cela la vilaine habitude de laisser les ordures là où les vénézuéliens vont ... et franchement les plages... bof !

Mais après que Maro (notre chauffeur) eut fait connaissance de 2 ou 3 gars de là-bas, il nous promis d'aller à Caracolito qui est LA meilleure plage du coin, sauf qu'il faut y aller en barque.

Promesse qu'on n'a pas pu tenir le premier jour à cause de la mer un peu démontée (sacrées vagues!!) mais qu'on a finalement pu tenir le dernier jour... et voilà les photos parlent d'elles-mêmes !!

Alors là le pied... couleur de l'eau, cocotiers, soleil de plomb, paysages magnifiques et sentiment d'île déserte à 100% ! On est parti presque à regrets !

Nota: Zulay, ma femme, a tout de même remarqué que les français emportaient leurs ordures avec eux au lieu de les abandonner sur place ! Même si la plage était elle aussi déjà souillée d'ordures...

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23 novembre 2006

Le Mariage: le voyage, partie 3

Où en étais-je ?... Oui, les cascades bien sûr !

Après nos rencontres junglesques, nous avons continué dans le sous-bois en cherchant le chemin qui nous menait aux cascades que je reconnaissais un peu à chaque pas. Plus nous nous approchions plus on entendait le grondement de l'eau. A environ une centaine de mètres de la cascade, alors qu'elle était encore cachée par les arbres bas, les vibrations ressemblent à un tremblement de terre !

Et puis une fois sortis du sous-bois, voici ce qu'on a trouvé:



C'est assez surprenant cette fascination que des grandes étandues, des paysages époustouflants ou impressionants exerce sur nous ! Quand on y pense, face à un tel spectacle tout le monde a la même réaction: silence radio, fascination, peur et introspection.

C'est d'ailleurs l'introspection qui prédomine en général. Ça donne même le blues à certains... pour m'être un peu promené dans des endroits magnifiques (Alpes, Savane, Jungle, Caraïbes, etc) je pourrais faire toute une collection de réactions diverses toutes plus étranges les unes que les autres. Elles sont propres à chacun puisqu'on est à vif face à un tel spectacle. J'ai vu des gens se rendre malade, d'autres crier de joie ou encore parler sans s'arrêter pendant des heures...

Et la réaction de ma tante ce jour-là m'a beaucoup ému. Alors que tous prenaient des photos en commentant la beauté du spectacle, ma tante était immobile face à la cascade, comme paralysée. Je m'approche d'elle, elle tourne la tête (sûrement encore un peu préocupée par notre aventure du sous-bois) et je la vois en larmes. Je lui demande alors ce qu'il lui arrive et elle ne me répond rien: elle tend la main vers la cascade et pousse un soupir en souriant...

De peur de la gêner dans son intimité, je lui souris et m'éloigne un peu vers les autres. Je tiens à préciser qu'il s'agissait de larmes d'émotions, pas de tristesse. Donc je voulais la laisser profiter un peu de ce moment en toute tranquilité. Je l'enviais presque, après tout ce genre de sensations ne sont pas légion !

Nous sommes retourné jusqu'au van en ayant finalement vécu plutôt intensément ces... 40 minutes qu'a duré cette petite promenade digestive !

Rappelez-vous, un par jour, c'est la règle.. et un monde sans règle, ce serait un peu comme un monde sans femme: la liberté absolue, mais on se ferait quand même un peu chier non ?

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22 novembre 2006

Le Mariage: le voyage, partie 2

Voilà, voilà... ça vient !

Le deuxième jour de leur visite, nous sommes allés nous promener dans deux parcs de Puerto Ordaz qui s'appellent Cachamay et la Llovizna (prononcer yovisna).

Cette excursion aura été impressionante de vie "junglesque" puisque dans le premier parc nous avons vu beaucoup d'animaux locaux tels que les capibara, les loutres, les singes hurleurs (dont un a giflé Marjo, ma cousine !), les tortues (terrestres et marines), de grosses fourmis appelées bachacos, de gros lézards appelés tukeke (toukéké), des iguanes... et j'en passe !


Et puis n'oublions pas cet énorme caïman qui a fait si peur à ma tante qu'elle en a hurlé ! Elle s'approchait du grillage sans savoir ce qu'elle y trouverait. le camouflage du caïman n'est pas génial, mais vu que dans ce "zoo" on doit deviner tout ce qu'on voit, on pouvait s'attendre à tout: loutres, tortues, léopards ou... deux énormes caïmans qui roupillaient peinards sur la rive d'un étang vaseux !

Le plus étrange de tout ça, c'est que pendant un moment j'ai cru qu'il s'agissait du crocodile qui avala un réveil (de Peter Pan bien sûr) ! Mais non en fait, c'est juste un sosie hihi !

Ça fait quand même un an que je vis ici, et c'est la première fois que je vois cette bestiole d'aussi prêt. On a beau dire, on fait le brave, mais le grillage entre lui et moi m'est tout de même apparu assez mince... Trop mince! Mais bon oublions tous ces films catastrophes, sachons garder notre sang froid (burps!) et profitons du moment d'intimité que nous offre Dame Nature.

Et après, fuyons...

Nous sommes donc sortis du Parc Cachamay pour aller vers le parc de la Llovizna (qui signifie "bruine") où il y a moins d'animaux, mais de superbes cascades (on en reparlera demain).

En sortant du van que j'avais loué, les moins fatigués décidèrent de faire les 10 minutes de marche qui nous mènent jusqu'au post de demain. Euh... jusqu'aux cascades de la Llovizna. En route, je décide de couper par un raccourci qui nous guide tout droit vers les cascades sans croiser trop de poussettes. Ma tante me demande s'il y a beaucoup d'animaux sauvages dans le coin. Je me marre... ici c'est un parc très citadin, rien à voir avec le premier parc où nous sommes allés. Au pire, on peut trouver un chien en laisse, mais rien de grave !

A peine avait on pris à notre gauche que ma tante crie de surprise: elle a vu un iguane gigantesque qui a traversé le chemin. Imaginez-vous tout de suite les commentaires: "c'est jurrassic park, ce truc là" !

Bon ok, j'ai peut-être un peu sous-estimé la faune locale... on va quand même pas en faire un drame hein !?

On s'approche de l'endroit d'où l'iguane est sorti et on cherche ce qu'il pouvait bien faire là... aucun indice ! Si, y'a des tonnes de poissons dans l'eau. Mon frère et mon cousin sortent les appareils photos et il leur arrive quelque chose de bizarre que j'appellerait "le syndrôme du touriste japonais".

C'est assez simple en fait, le syndrôme du touriste japonais se traduit par 2 symptomes facilement reconnaissables: d'abord la tendance à faire des choses stupides pour faire une jolie photo (genre grimper sur Jeanne d'Arc ou bien mettre les paluches sur un Degas en feignant de choper la main d'une ballerine...) puis la tendance à ne regarde que par l'objectif de son appareil photo et de manquer la magie d'un moment qui ne passe pas en photo.

C'est ce dernier symptome qui les a frappé. Alors que mon cousin et mon frère piétinaient allègrement la bouillasse de l'étang pour voir les jolis poissons qui grouillaient comme des asticots dans un tas de fumier, je me mis à crier en leur direction:
- faites attention, reculez !!!
Mon cousin qui était le plus près de l'objet de mon inquiétude fit volte-face et m'interrogea du regard. Je répètais calmement.
- reculez et regardez sur quoi vous alliez mettre le pied...



Bon ok, je me suis trompé quant à la faune qui peuple ce parc... ça va, j'ai compris ! On va pas en faire un fromage quand même !

Il s'agit juste d'un boa "ado" de 1 mètre de long. Les boas ne sont pas venimeux, et il avait peut-être pris un jeton par l'iguane qu'on a finalement potentiellement dérangé en plein lunch ?! Mais bon, sur le moment il s'agissait seulement d'un serpent tropical de 15 mètres de long, au camouflage étonnant et qui n'attendait que sa proie pour lui bondir dessus, l'enrouler, lui cracher son venin aux yeux et l'avaler d'une seule bouchée.

"Oh purée !" hurla mon cousin en se jetant en arrière. Il est d'ordinaire un peu blanc mon cousin, mais là il était encore plus blanc que blanc ! C'est bien clair, on y voyait presque à travers ;o)

Imaginez un peu le trajet ensuite vers les cascades... les miens n'étaient pas vraiment rassurés et ce fut difficile de les convaincre, vu que moi non plus j'étais pas vraiment tranquile !

Mais ça en valait le coup ! Parce que le spectacle qui nous y attendait était fantastique !

D'ailleurs, on en reparlera demain ! "C'est la règle ma pauv' Ginette", un flash par jour !

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21 novembre 2006

Le Mariage: le voyage, partie 1

Ouf... enfin le temps d'écrire deux ou trois mots !

Quelles merveilleuses vacances ai-je passé !! Ma famille, mes amis, ma femme et moi... et pour cadre l'Orénoque, la Jungle et les Caraïbes ! Mieux ? Difficilement possible !

J'avoue que j'appréhendais un peu la visite de ma famille... rien de bien grave, mais mon choix de vivre dans un pays du "tiers-monde" est un choix personnnel qu'il est un peu difficile de comprendre pour qui n'est jamais (ou peu) sorti de la vieille Europe !

Je m'attendais donc à devoir supporter les critiques et les jugements à l'emporte-pièces sur ces pauvres indiens... Pas parce que ma famille et mes amis sont ignorants (loin de là !!), mais plutôt à cause des clichés qu'on nous vend dans les magazines télévisés : drogue, guérilla, prostitution, etc. Il est difficile d'en faire abstraction, moi même je me surprends des fois à émettre une opinion toute occidentale au sujet de coutumes toutes locales. Alors pourquoi pas les autres ?

Mais en fin de compte, il n'en a rien été ! Ils ont eu l'air de vraiment profiter de leur voyage (que j'avais tout de soigneusement préparé !) et j'imagine qu'ils n'en sont pas revenus comme ils y sont partis... On ne revient jamais d'un pays du tiers-monde comme on y est parti !

On en revient plus riche ! ;o)

Bref, revenons à nos moutons... plutôt que de faire un loooong récit du voyage, je vais faire quelques commentaires de photographies et quelques flashes sur des moments hauts en couleurs du voyage.

Un flash par jour, c'est la règle !

(pis en plus j'ai pas le temps d'en faire plus hihihi!)




D'abord MA ville, MON Orénoque, MON Pont !! Quelle bonheur de faire un tour de la ville avec ma famille. Ils ont pu découvrir un peu de mon quotidien: l'hôtel où je bosse, mon appartement et surtout mon fleuve haha ! Y'a pas à dire, il me fascine ce fleuve... j'en ai d'ailleurs appris à son sujet ce jour là. Claudine, notre guide française, nous a donné quelques données techniques: le 3ème plus grand début au monde (ceux qui me lisent souvent le savent déjà), 2150 km de long, entre 1km et 22km de large et jusqu'à 180 mètres de profondeur ! Pour vous donner un exemple, sur cette photo, il y a 1 kilomètre entre les 2 pylônes !

On a fait une promenade en barque à moteur (on appelle ça une Curiara) jusqu'à l'autre côtyé du pont pour voir les fameuses Toninas (les dauphins d'eau douce)... mais pas de bol, elles devaient être elles aussi en grève contre le nouveau pont sur l'Orénoque de Puerto Ordaz, parce qu'on a rien vu ! Juste un ou deux ibis rouge et des martins-pêcheurs... mais rien de fameux ! Dommage !

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